Le séisme qui a frappé Haïti mardi a fait entre 40 000 et 50 000 morts, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) citées dans une note de l’ONU publiée dimanche. C’est le pire désastre naturel auquel l’ONU ait été confrontée de son histoire. L’OMS et l’Organisation Panaméricaine de la santé (PAHO) “estiment que le nombre de morts est compris entre 40 000 et 50 000″, explique le document sur Haïti établi par le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU. Ces chiffres viennent confirmer le dernier bilan des autorités haïtiennes qui fait état de 50 000 morts, ainsi que de 250 000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25 000 corps ramassés.
Les équipes de sauveteurs de l’ONU ont toujours l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres près de cinq jours après le séisme. “Le moral des équipes de sauvetage reste très bon en dépit des difficultés et des conditions” dans lesquelles ils doivent travailler, explique la porte-parole d’OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) à Genève, Elisabeth Byrs. Les sauveteurs “restent déterminés car des vies ont pu être sauvées des décombres (…) Nous ne perdons pas espoir de retrouver d’autres survivants”, a-t-elle ajouté.
Les équipes de Médecins sans frontières présentes sur place affirment “ne jamais avoir vu autant de blessures aussi graves”. “La priorité étant donnée aux cas les plus urgents, les équipes ont pratiqué des césariennes et des amputations”, poursuit MSF dans un communiqué diffusé à Paris. Pour l’instant, MSF intervient à l’hôpital Choscal, à l’hôpital de la Trinité et dans le quartier de Carrefour, très sérieusement sinistré. L’association se dit en outre extrêmement gênée par les perturbations à l’aéroport de Port-au-Prince.